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51k1bmnrXCL._SX500_En mai 2010, Jack Bauer raccrochait son flingue et laissait le monde libre, enfin les USA, sans protection contre les menaces terroristes venu des quatre coins de la terre. C’etait sans compter sur la paire J.J. Abrahams (le papa de Lost et Fringe) et Jonathan Nolan (Le frère de l’autre mais surtout un des scenaristes de la trilogie Batman) qui ont décidé de réveiller l’ombre de Big Brother pour protéger nos amis américains. Amis paranoïaques, voilà une série pour vous… 

Aujourd’hui, il est difficile de trouver une série originale sur les majors américaines, et Person of Interest ne déroge pas à la règle. On pourrait résumé la série par Jack Bauer rejoue Code Quantum. Bon c’est extrêmement simplifié et réducteur, mais grosso modo ça résume assez bien le principe. Pour aller plus en profondeur, suite aux attentats du 11 Septembre, des personnes ont créé une machine leur permettant d’utiliser l’ensemble des systèmes de surveillance installés aux USA pour déjouer avant qu’ils n’aient eu lieu les prochains attentats. Sauf que la machine n’est pas parfaite et est incapable de faire la différence entre un simple « meurtre » et une attaque massive visant le territoire américain. Sauf que si les gouvernements se souciaient des petites gens, ça se saurait depuis le temps. Et donc, ils préfèrent se concentrer sur les menaces de grandes ampleurs plutot que celles n’impliquant qu’une ou deux vies. Mais l’un des créateurs de la machine ne pouvait pas laisser la situation en l’état et décide de donc prendre les choses en main en recrutant un ancien agent de la CIA porté disparu pour l’aider à sauver les futures victimes.

Jusqu’ici, rien de très original, et les premiers épisodes de la série ne laissaient pas espérer grand chose de neuf au pays des séries d’action. Mais voilà, un certain nombre de fils rouges s’entrecroisent, s’emmêlent et se démêlent au fil des épisodes donnant à la série tout son intérêt. Vous l’aurez donc compris, pour apprécier Person of Interest, il faut passer les premiers épisodes en se disant qu’ensuite la série prend son envol pour ne plus redescendre. D’ailleurs, je profite de cette chronique pour poser une question à vous lecteurs (en espérant un jour dépasser le cadre de mes connaissances…), comment peut-on juger la qualité d’une série après seulement un épisode. Ne doit-on pas laisser sa chance au produit ? Si je m’étais arrêté au simple pilote de POI, je doute qu’aujourd’hui je serai en train d’écrire cette critique.

La série, comme annoncé plus haut, réinterprète le thème de Big Brother et de la surveillance des individus aux Etats-Unis. Chaque épisode commence d’ailleurs par nous rappeler cela (d’où le titre de ma note). Pour pousser la paranoïa à son maximum, très souvent dans la série, Harold, l’inventeur de la machine, parle d’empreinte internet. Pour ceux qui ignorerait ce que constitue l’empreinte internet, c’est la trace que l’on laisse justement sur la toile (entre les réseaux sociaux, les notifications de nos noms dans des articles, les blogs…). Il est intéressant de noter aujourd’hui qu’avec les avancées technologiques, la limite entre le privé et le public devient de plus en plus flou. Mais ce n’est pas le but de ce blog de disserter sur cette question philosophique.

Comme je le disais plus haut, pour pimenter la série, un certain nombre de fils rouges guident le spectateur à travers les épisodes.  J. Nolan et les scénaristes ont su entre autre, entourer de mystères les deux protagonistes principaux. Harold, le créateur de la machine, est multi-milliardaire, une génie de l’informatique mais souffre d’un handicap l’empêchant de se déplacer facilement. Mais qui est il réellement ? Quel est son véritable nom, comment s’est-il retrouvé handicapé ? Quand à John Reese, pourquoi se retrouve-t-il clochard dans un simple métro ? Et si, dans les premiers épisodes, la traque des personnages principaux sent le réchauffé, elle prend tout son intérêt dans le neuvième épisode de la première saison.

Autre chose, comme me l’a fait remarqué fort justement un collègue pas plus tard qu’aujourd’hui, une autre force de Person of Interest est d’essayer d’être juste techniquement parlant. Lorsque Harold parle de technique que ce soit de programmation, de réseau ou autres, les thermes qu’il utilise sonnent juste et ne poussent pas l’informaticien, prompt aux moqueries, à rire des énormités qu’il vient juste d’entendre (nous sommes loin des adresses IP en 345.x.x.x de 24…). Bref, Person of Interest est l’excellente surprise de la saison dernière et la seconde saison a confirmé la force de la série. Espérons que les scénaristes sauront (au contraire de bien d’autres séries) s’arrêter à temps et correctement (remember 24, Desperate, Dexter…)

Je me permets de finir cette critique par un coup de gueule. Un coup de gueule dirigé vers les responsables de la programmation d’une grande chaîne de télévision française. En effet, non contente de diffuser les épisodes des séries dans le désordre, cette chaine  se permet aussi de ne pas diffuser la fin des saisons pour ne pas faire trop patienter les téléspectateurs avant la résolution des histoires. Ceci s’appelle un Cliffhanger, et bordel, le but du cliffhanger est justement de créer l’attente sur la saison suivante… Si vous n’avez pas compris ça, c’est que vous n’avez rien à faire à la télévision.

Pour vous donner envie, voici l’introduction des épisodes de la saison 1.

Person of Interest est diffusé par CBS aux USA et TF1 en France.

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